Zones commerciales périphériques: la ceinture grise d’Albi

« Échangeurs, lotissements, zones commerciales, alignements de ronds-points… Depuis les années 60, la ville s’est mise à dévorer la campagne. »

En 2010, deux journalistes de l’hebdomadaire Télérama dressent ce constat lapidaire, dans un article consacré à l’enlaidissement de notre pays. Les auteurs tentent de comprendre « comment la France est devenue moche ».

Albi, ville moyenne d’environ 50 000 habitants et au cœur d’une aire urbaine qui en rassemble le double, n’échappe pas au phénomène. S’il est vrai que la ville rouge est réputée pour sa majestueuse cathédrale et la beauté de son centre historique, elle n’en reste pas moins, à quelques kilomètres de là, comme tant d’autres villes françaises, défigurée pour ne pas dire ravagée.

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Recensement des commerces du centre-ville, épisode 2 (au 1er février 2017)

C’est réparti pour un nouvel épisode de recensement des commerces du centre-ville d’Albi!

Mon travail réalisé l’an dernier, a permis de montrer, notamment, que près de 14% des cellules commerciales du cœur de villes étaient vides et que la diversité de l’offre commerciale était pauvre, avec presque 1/3 des boutiques dédiées à l’habillement contre 3% de commerces de bouche.

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La diffusion de ces chiffres dans la presse locale et nationale a vivement agité le microcosme politique albigeois. En effet, face à cette mauvaise publicité, conjuguée aux critiques de l’opposition, l’équipe municipale a multiplié les déclarations d’intention en faveur du commerce de centre-ville.

Qu’en est-il aujourd’hui?

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Résultats de l’enquête de satisfaction sur le centre-ville d’Albi (3ème partie)

Voici le 3ème et avant-dernier épisode consacré à l’analyse du questionnaire sur le centre-ville. Dans les épisodes précédents, on a abordé les profils des personnes interrogées et leurs habitudes de fréquentation du centre-ville.

Ici, on évoquera successivement les points positifs et négatifs du centre ainsi que les propositions pour améliorer le cœur de ville (celles des sondé(e)s et les miennes).

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Résultats de l’enquête de satisfaction sur le centre-ville d’Albi (1ère partie)

Il aura suffi d’une simple carte répertoriant les commerces du centre-ville d’Albi pour que tout s’emballe.

C’est la Dépêche, tout d’abord, qui va relayer mon travail dans un article signé Vincent Vidal,  et qui va être suivie par d’autres médias : Le Parisien-Aujourd’hui en France, Rue89, Le Monde…). Ce temps fort médiatique va, ensuite, laisser la place à une gronde d’une partie des commerçants et, enfin, à une réaction de la classe politique albigeoise.

Tout ce tapage aura duré quelques semaines sans que rien de vraiment concret n’en ressorte (hormis quelques mesurettes annoncées par la mairie). C’est en partant de ce constat et en échangeant avec un commerçant du centre-ville (Benjamin Rouzières) que l’idée d’un sondage est apparue.

L’objectif de la démarche a été double : comprendre la perception du centre-ville par ses usagers et à partir de là, proposer des pistes à suivre pour améliorer le centre, le rendre plus conforme aux préoccupations des personnes qui y vivent et qui le font vivre.

Plus de 300 personnes ont pris le temps de répondre aux 21 questions proposées. Tentative de décryptage.

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La question des mobilités dans le centre-ville d’Albi

Suite à la parution de mes cartes recensant les commerces de l’hyper-centre et notamment ceux ayant fermé, de nombreuses personnes ont mis en cause l’extrême difficulté de se garer en ville. Tous pointent du doigt le manque de places de parking et leur prix trop élevé.

J’ai donc décidé de me pencher sur le sujet.

Tout d’abord, ce problème n’est pas spécifique à Albi. En effet, parmi les nombreux maux dont souffrent les centres-villes français, il y en a un qui fait l’unanimité : le manque d’accessibilité et notamment la difficulté d’y venir en voiture.

Il est certain que de plus en plus de communes optent pour des cœurs de villes piétonniers à l’image de La Rochelle, véritable précurseur en la matière.

Pour autant, au jour d’aujourd’hui, peut-on vraiment affirmer que les voitures sont bannies des centres urbains historiques?

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