Résultats de l’enquête de satisfaction sur le centre-ville d’Albi (2ème partie)

Voici la suite de l’analyse des résultats de l’enquête de satisfaction sur le centre-ville d’Albi dont la première partie a été publiée il y a quelques jours.

On s’intéressera ici aux habitudes de fréquentation du centre-ville, à partir de plusieurs critères : accessibilité, motivations, argent dépensé…

Habitudes de fréquentation du centre-ville

Le premier critère qu’il convient d’aborder, tout d’abord, est celui de la fréquence de visite du centre. Parmi les quelques 300 personnes interrogées, près de 56% y viennent au moins une fois par semaine (20% tous les jours) tandis que 27% y viennent de manière épisode (au plus 1 fois par mois).

Ensuite, si l’on s’intéresse aux mobilités, on  constate que la voiture est le mode de transport privilégié pour rejoindre le centre-ville (67%), loin devant la marche (25%) et le vélo (6%). Ces résultats semblent bien refléter l’origine géographique des sondé(e)s dont 45% seulement vivent à Albi (et combien dans le centre?). Pourtant, il est surprenant de voir que l’usage des transports collectifs est insignifiant (2% pour le bus et 0% pour le train) alors même que beaucoup de personnes interrogées habitent dans des communes correctement desservies et proches d’Albi de surcroît (Saint-Juéry, Marssac-sur-Tarn, Carmaux, Gaillac, Réalmont…). Le problème réside probablement dans le fait que le centre-ville n’est qu’une étape parmi d’autres dans la journée. On touche ici au problème de la compartimentation qui découle de nos modes de vie actuels : un endroit pour vivre, un autre pour travailler, pour consommer, pour se divertir… Difficile dans ces conditions d’éviter la voiture. J’ai tenté  auparavant d’aborder cette question complexe qui mériterait à elle seule une véritable étude approfondie.

Mais alors? Que vient-on y faire, au centre-ville? Deux activités se dégagent très nettement: consommer (204 réponses) et se promener (180 réponses). Certains y viennent aussi pour travailler (90 réponses) et d’autres pour fréquenter les rares lieux associatifs du centre telles que la ludothèque la Marelle ou la Maison de l’amitié (42 réponses).

Pour finir, intéressons-nous à ce que consomment les personnes interrogées lorsqu’elles viennent dans le centre et dans quelles proportions. Les deux postes de dépenses privilégiés sont les bars et restaurants (224 réponses) et l’habillement (198 réponses). Cela n’est pas étonnant dans la mesure où 35% des boutiques du centre sont dédiées à l’équipement de la personne et 16% concernent la restauration, comme l’illustre un graphique que j’ai réalisé. Cet impact de l’offre commerciale sur les habitudes de consommation se vérifie pour les autres réponses. A ce titre, il est important de souligner que seulement 31% des sondé(e)s (94 réponses) affirment dépenser de l’argent dans des produits alimentaires. Plus généralement, le budget moyen par personne alloué au centre-ville n’excède pas les 100 euros (près de 60% des réponses).

Voilà en ce qui concerne les habitudes de fréquentation du centre-ville. Pour donner plus d’intérêt à notre propos, il convient de comparer les données ci-dessus avec celles sur les zones commerciales périphériques (ZCP) et Internet.

Tout d’abord, en poursuivant l’analyse de notre sondage, on apprend que 53% des sondé(e)s choisissent en premier lieu les commerces situés en périphérie, contre 40% pour les boutiques du centre, et moins de 1% pour les achats sur Internet.

Du point de vue de la fréquentation, ensuite, on constate que les ZCP sont tout aussi régulièrement investies que le cœur de ville. En effet, près de 56% des gens questionnés viennent au moins une fois par semaine dans les ZCP, soit autant que pour le centre. En revanche, les personnes interrogées dépensent plus d’argent dans les ZCP (entre 100 et 250 euros par mois) que dans le centre ou sur Internet (moins de 100 euros par mois).

Enfin, contrairement au centre-ville, le principal poste de dépense dans les ZCP est l’alimentaire (269 réponses), très loin devant l’habillement (178 réponses) et les loisirs (134 réponses). Les grandes surfaces, très nombreuses autour d’Albi, sont  donc largement plébiscitées, tandis que les petites et moyennes surfaces du centre et des autres quartiers de la ville semblent plus utilisées pour des achats d’appoint. En ce qui concerne les achats sur Internet, les types de biens privilégiés sont les loisirs (208 réponses) et l’habillement (166 réponses).

Pour  conclure, on peut dire que le centre-ville ne souffre pas d’un déficit de fréquentation mais qu’il est volontiers investi pour s’y promener, s’y détendre et réaliser des achats hédonistes. Les achats pratiques, du quotidien, sont eux réalisés plus fréquemment dans les zones commerciales périphériques. Internet, de son côté, n’est pas vraiment un concurrent des commerces de ville, mais plutôt un moyen de trouver des biens bon marché ou introuvables ailleurs. Pour ce qui est de l’argent, il est indéniable que les personnes interrogées dépensent plus dans les ZCP que dans le centre-ville ou sur Internet.

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Une réflexion sur “Résultats de l’enquête de satisfaction sur le centre-ville d’Albi (2ème partie)

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